Cette vaste étude menée auprès de 419 007 adultes issus de la base de données de la UK Biobank a révélé qu'une exposition habituelle plus élevée aux UV était associée à une mortalité toutes causes confondues, à une mortalité cardiovasculaire et à une mortalité par cancer non cutané significativement plus faibles, avec des tendances dose-réponse claires. Plus important encore, une exposition accrue aux UV n'a entraîné aucune augmentation significative de la mortalité par cancer de la peau. Des modèles contrefactuels ont quantifié directement ce compromis : soumettre l'ensemble de la population à une exposition élevée aux UV permettrait de prévenir environ 5 000 décès dus à des maladies cardiovasculaires et à des cancers internes, au coût de seulement quelques dizaines de décès supplémentaires par cancer de la peau – soit un ratio de bénéfice net de survie d'environ 100 contre 1.
L'analyse protéomique d'une sous-cohorte de 44 712 personnes a permis d'identifier les mécanismes biologiques, qui s'opèrent principalement par trois voies indépendantes de la vitamine D (immunorégulatrice, barrière muqueuse et cardiorénale-neuroendocrine), confirmant ainsi que les bienfaits de l'exposition aux UV sur la mortalité ne peuvent être reproduits par une supplémentation orale en vitamine D. Les auteurs concluent que les directives de santé publique actuelles, qui présentent la lumière du soleil principalement comme un risque de cancer de la peau à éviter, ne concordent pas avec l'ensemble des données probantes et méritent d'être réévaluées. Les limites de l'étude incluent sa nature observationnelle, une cohorte exclusivement composée de personnes blanches européennes, ainsi que son statut de prépublication en attente d'évaluation par les pairs.
S'appuie sur ces recherches publiées :
Higher ultraviolet light exposure is associated with lower mortality: An analysis of data from the UK biobank cohort study
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1353829224001564